Irelande


Voyage en Irelande

 

La France est le premier pays européen à accueillir, dans les Galeries Nationales du Grand-Palais, les pièces les plus remarquables des collections du National Museum of Ireland, de la Royal Irish Academy et du Trinity College de Dublin. Les objets exposés se répartissent de l’époque néolithique à l’époque médiévale.

Si l’occupation de l’Irlande par l’homme remonte au Mésolithique, ce n’est en effet qu’à partir du Néolithique que l’on voit naître une civilisation originale dont la première manifestation est la construction de gigantesques mégalithes puis, à l’Age du Bronze, un artisanat de l’or qui produit des oeuvres d’une extraordinaire qualité. Restée en partie à l’écart de l’empire romain, l’Irlande conserve plus longtemps que d’autres pays européens ses traditions indigènes auxquelles s’ajoutent sans heurts des éléments latins. apportés par le christianisme. Celui-ci y connaît un développement considérable grâce à la force du monachisme dont le rayonnement gagne toute l’Europe du Haut Moyen Age. Jusqu’à la conquête anglo-normande en 1169 et malgré une forte influence viking, l’Irlande se singularise du reste de l’Europe par de remarquables réalisations au service de l’Église, en particulier dans le domaine de l’enluminure et de l’orfèvrerie, inspirées par un répertoire décoratif très fort. La continuité étonnante de ce répertoire et son utilisation dans des oeuvres de nature très différente sont très bien mises en valeur par le type de présentation adopté pour cette exposition : l’agrandissement sur les murs des salles de motifs représentés sur des objets d’époques et aux fonctions diverses font prendre conscience au visiteur de la profonde unité.
Les premières traces de l’occupation humaine en Irlande n’apparaissent pas avant 7000 av. J.-C. Ces premiers immigrants venaient probablement du nord de l’Angleterre et ne semblent pas avoir occupé de façon très dense la totalité du territoire. Il s’agissait de petits groupes se déplaçant en fonction de l’abondance des ressources alimentaires naturelles. Le Néolithique (4000-2000) : une agriculture précoce semble avoir existé dès le IVe millénaire mais se développe essentiellement au cours du dernier millénaire avant notre ère ; une société agricole dépendant autant de la culture des céréales que de l’élevage apparaît. Elle se manifeste par de grands monuments (les tombes mégalithiques), des habitats, des poteries, un outillage lithique de très bonne qualité. A la fin de la période néolithique l’île est entièrement occupée et des groupes culturels puissants se sont constitués ; les influences venues sans doute du continent et de Grande-Bretagne au début de cette période ont été totalement absorbées, donnant naissance à une civilisation irlandaise originale.
Une période de prospérité, l’Age du Bronze : 2500-300 av. J.-C. Le Bronze ancien et moyen (2500-1200) : la métallurgie fait son apparition en Irlande, elle vient d’Europe centrale par l’intermédiaire de la Grande-Bretagne. Il s’agit d’abord de métallurgie du cuivre puis du bronze et enfin de l’or ; cette dernière se manifeste vers 2000 av. J.-C. et connaît un développement tout à fait exceptionnel. Les objets en pierre polie demeurent nombreux et leur fabrication est très élaborée. Les habitats sont mal connus ; la construction de tombes mégalithiques se pour-suit. Un nouveau type de monument est également construit : le cercle de pierre, dont la fonction précise n’est pas encore établie. Le Bronze final (1200-300) : l’Irlande subit les effets de grands changements sociaux et économiques qui se pro-duisent en Europe, mais de façon très atténuée. La métallurgie de l’or connaît son apogée, de nouveaux outils et de nouvelles techniques apparaissent. Cette période est divisée en trois phases : la phase de Bishopsland (1200-1000), la phase de Roscommon (1000-800), la phase de Dowris (800-700). L’autorité politique ainsi que la richesse semblent concentrées dans les mains de quelques clans. Cette société com-mence à décliner vers 700 et survit dans un isolement relatif en adoptant progressivement l’usage du fer.
L’apparition en Irlande du fer et d’éléments culturels associés aux Celtes historiques est le résultat d’un processus encore mal connu. Le fait est que, au cours des derniers siècles précédant l’ère chrétienne, l’art, la société, la langue sont fortement apparentés à la civilisation celte du continent. L’invasion romaine en Grande-Bretagne au ler siècle après J.-C. ne se poursuit pas en Irlande qui reste donc à l’écart de l’empire romain tout en ayant avec lui de nombreux contacts commerciaux. Cinq Etats principaux se constituent : l’Ulster, le North Leinster, le South Leinster, le Munster, le Connaught.

Les débuts de la christianisation : 400-700

Lors de l’un de ces raids, les Irlandais enlèvent un chrétien qui allait devenir saint Patrick. Esclave en Irlande de 401 à 407, il étudie en Gaule auprès de saint Germain d’Auxerre puis devient évêque de l’Irlande qu’il évangélise en 432. Cette tradition est remise en cause par certains auteurs qui placent un siècle plus tard la fin de l’Irlande païenne. L’Église irlandaise s’adapte très vite à la structure tribale de la société et le monachisme connaît un développement très important, d’abord dans l’île puis à l’extérieur. Saint Colomba fonde en 561 le monastère d’Iona dans une île proche de l’Écosse qui devient un grand centre de conversion. Saint Colomban fonde ensuite les monastères d’Annegray, Luxeuil et Bobbio où il meurt en 615. Dès lors, l’activité missionnaire irlandaise s’étend à toute l’Europe occidentale.
L’Age d’or : 700-1000 L’interpénétration des cultures celtique et latine donne naissance à une floraison exceptionnelle et originale des arts, localisée essentiellement dans les monastères. A l’abri des troubles que connaît le continent, l’Irlande prépare la Renaissance carolingienne. En 795 les Vikings pillent le monastère d’Iona mais ces premières incursions n’affectent guère l’Irlande et ne provoquent aucune rupture dans la politique, l’économie ou l’art.
L’influence viking : 1000-1200 Encouragés par la faible résistance des Irlandais et les luttes intestines entre les Etats, les Vikings envahissent l’île. En 841, ils construisent les premières villes : Dublin, Waterford et introduisent l’usage de la monnaie d’argent. Brian Boru (916-1014), roi de Munster, lutte contre les Vikings, se fait reconnaître roi de toute l’Irlande en 1002, et en 1014 met fin à la révolte du roi de Leinster allié aux envahisseurs. Les raids vikings cessent ; les Scandinaves installés se convertissent au christianisme et s’intègrent à la société en y introduisant cependant des coutumes du continent ; la vie monastique, non con-forme aux règles de Rome, est remise en cause et en 1140 saint Malachie introduit en Irlande la réforme cis-tercienne. Sur le plan politique, l’Irlande est déchirée par les luttes qui opposent de 1022 à 1169 les différentes royautés. Rory O’Connor réussit à s’imposer en 1169.

L’occupation anglo-normande : 1169-1400 Le roi de Leinster chassé par Rory O’Connor fait appel aux Anglais qui débarquent en 1169 sous la direction de Richard de Clare « Strongbow » et prennent Dublin en 1170. Henri II d’Angleterre soumet rapidement le pays en 1171. L’accord de Windsor conclu avec Rory O’Con-nor en 1175 oblige celui-ci à reconnaître la suzeraineté de l’Angleterre sur l’Irlande. Les barons anglais s’empa-rent des terres et donnent au pays une administration centralisée avec un parlement. L’opposition aux Anglais se manifeste par plusieurs tentatives de révolte : en 1258 avec Brian O’Neill, en 1263 avec Haakon IV et en 1315 avec Édouard Bruce, frère du roi d’Écosse, Robert Bruce.
L’assimilation des colons anglais : 1400-1500 Les vieux colons anglais se celtisent progressivement et s’opposent aux Anglais non résidents qui bénéficient des revenus des plus grandes baronnies. Les Statuts de Kilkenny promulgués en 1366 par le roi d’Angleterre tentent de couper court à cette évolution : interdiction des mariages entre Anglais et Irlandais et de la langue celtique sur les terres considérées comme anglaises (Dublin et les trois grands comtés d’Ormond, Desmond et Kildare). Cependant « l’irlandisation » des barons anglais se poursuit. L’écart entre l’Irlande et l’Angleterre devient plus grand encore lorsque la première choisit de rester catholique et la seconde de devenir protestante. L’opposition anglo-irlandaise ne cessera qu’en partie en 1920 avec la création d’un État libre en Irlande du Sud.

 

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